Le soleil se couche, faisant place aux étoiles, aux astres, à la lune.
Le silence m'entoure, une odeur de bois mêlé d'un parfum de fleurs m'enivre.
La ville c'est endormie, j'ai l'impression d'être partie beaucoup trop loin de la civilisation.
Mais non je suis dans mon jardin et sur mon banc je viens m'asseoir.
Le firmament est laiteux, il va bientôt pleuvoir je le sens.
J'aime regarder le ciel, j'y vois plein de formes, des visages et je rêve.
Rêveries où je cherche, je ne sais quoi !
Entre deux nuages je te vois, tu me souris, qui es tu ?
Une méprise ? Un ange ? Ou simplement le fruit de mon imagination ?
Mais je te vois, le noir pâlit, le gris devient rose.
Le temps s'est arrêté, les fleurs fanées renaissent,
les oiseaux font entendre leurs chants mais...
Un vent léger se lève, et un nuage te cache à mes yeux.
Instant trop court pour te découvrir ...
Mes yeux te fixent encore, j'ai besoin de te retrouver.
Doucement je te vois là de nouveau devant moi, le visage changé, tu as l'air triste.
Tu me fixes maintenant, toi aussi tu me vois, ce n'est pas un rêve !
Une rafale vient secouer mes cheveux d'ébène, le vent se déchaîne,
Au loin le tonnerre gronde, l'orage va bientôt éclater.
Et sur mes épaules dénudées, tu viens de jeter les gouttes encore tièdes d'une journée ensoleillée.
J'aime l'ondée sur ma peau, je n'ai pas envie de renter.
Pourtant les éléments se déchaînent, le ciel va bientôt se déchirer.
Des branches près de moi sont tombées, le ciel se lacère de mille feux,
Maintenant la nuit vient de te recouvrir je ne te vois plus,
mais je sais que tu es là; l'averse continue de tomber.
J'ai vu enfin le visage espiègle de Dame Pluie,
Mon corps vibre encore au souvenir de cette soirée.
Il ne me reste plus qu'à aller me sécher.
Mais plus vite que le temps, je reviendrais réchauffer mon corps sous le regard ardent de Messire Soleil.